Chaque année, c'est la même chose : les pannes arrivent toutes la même semaine, celle du premier vrai froid. Voici six vérifications que vous pouvez faire seul, sans outil et sans rien démonter, pour ne pas en faire partie.
En bref
- Le principe : six vérifications que vous faites seul, sans outil et sans rien démonter. Elles prennent une vingtaine de minutes.
- Ce qu'elles évitent : découvrir la panne le jour où il gèle, quand tout le monde appelle en même temps.
- Ce qu'elles ne remplacent pas : la visite annuelle, qui est une obligation légale et qui porte sur des points qu'on ne peut pas contrôler soi-même.
1. Allumez le chauffage avant d'en avoir besoin
C'est le conseil le plus bête et le plus utile. Mettez le chauffage en route une demi-heure en octobre, par une journée douce.
Une panne découverte en octobre se traite tranquillement. La même panne découverte un samedi de décembre vous met dans la file de tout le monde.
Écoutez aussi : un bruit nouveau, un claquement, un sifflement. Les appareils préviennent souvent avant de s'arrêter.
2. Regardez la pression du circuit
La plupart des chaudières affichent une pression sur un cadran ou sur l'écran. Sur beaucoup d'installations, elle se situe entre 1 et 1,5 bar à froid.
La valeur exacte dépend de votre installation et de la hauteur du bâtiment : c'est la notice du fabricant qui fait foi, pas une règle générale.
Si la pression est tombée très bas, le chauffage montera mal. Si elle remonte toute seule après remplissage, il y a une fuite quelque part, et là il faut appeler.
3. Purgez les radiateurs qui chauffent mal
Un radiateur chaud en bas et froid en haut contient de l'air. La purge se fait avec une petite clé, chauffage à l'arrêt, un chiffon dessous.
Ouvrez doucement jusqu'à ce que l'eau sorte sans bulles, puis refermez. Vérifiez la pression ensuite : elle baisse après une purge.
Si le radiateur reste froid alors qu'il n'y a plus d'air, le problème est ailleurs. Souvent dans les boues du circuit, et c'est la visite annuelle qui le traite.
4. Dégagez l'unité extérieure
Si vous avez une pompe à chaleur, son unité extérieure a besoin d'air libre devant elle et au-dessus.
En six mois, une haie a poussé, un tas de bois s'est installé, des feuilles se sont accumulées contre la grille. Dégagez, et nettoyez les feuilles coincées.
Vérifiez aussi que l'évacuation des condensats n'est pas bouchée. Par temps de gel, une évacuation obstruée fait des dégâts.
5. Vérifiez la date de votre dernier entretien
L'entretien annuel est une obligation légale pour les chaudières dont la puissance se situe entre 4 et 400 kilowatts. Cela couvre la quasi-totalité des logements.
Retrouvez votre dernière attestation : elle porte la date. Si elle a plus d'un an, vous êtes en retard, et votre assureur peut vous l'opposer en cas de sinistre.
Profitez-en pour regarder ce qu'elle contient. Nous expliquons dans un autre article ce qu'une attestation doit obligatoirement porter.
6. Le détecteur de monoxyde
Le monoxyde de carbone ne se voit pas, ne se sent pas, et tue chaque hiver. Un détecteur coûte le prix d'un plein de courses.
S'il en existe un chez vous, testez-le avec son bouton et changez les piles. Regardez aussi sa date de péremption : ces appareils ont une durée de vie limitée, imprimée dessus.
C'est le seul point de cette liste où l'enjeu n'est pas le confort.
Ces vérifications sont du bon sens, et viennent de notre pratique quotidienne. Elles ne remplacent pas la visite annuelle, dont le contenu est imposé par l'arrêté du 15 septembre 2009 et qui porte sur des points qu'on ne peut pas contrôler soi-même. Les valeurs de pression sont données comme un ordre de grandeur : la notice de votre appareil fait foi. En cas de doute sur une odeur de gaz, n'intervenez pas et appelez.
Entretien pas fait, ou appareil qui donne des signes de fatigue ? Octobre est le bon moment : les plannings sont encore ouverts.